Voici les six besoins primordiaux pour les entreprises à profit social – Guide Social

30/04/19

UNISOC, UNIPSO, VERSO et BRUXEO, fédérations intersectorielles du secteur à profit social belge, ont dévoilé leurs six recommandations à la veille des élections. Elles plaident notamment pour renforcer le financement structurel du secteur. Découvrez leur mémorandum !

Soutenir la concertation sociale

Le secteur met son expertise à la disposition des gouvernements pour élaborer des politiques publiques ambitieuses répondant aux besoins et inspirations de la population. Il demande à être impliqué et reconnu de manière équivalente aux autres partenaires sociaux dans chaque lieu de concertation.

Renforcer le financement structurel du secteur

Pour réaliser les missions qui lui sont confiées, respecter ses obligations légales et garantir efficacement la continuité de ses services, le secteur demande des financements publics suffisants et pérennes. En contrepartie, il s’engage à exercer une bonne gouvernance reposant sur une gestion saine et transparente de l’argent public dans le respect du principe de simplification administrative.

Dynamiser l’emploi et la formation

Le secteur œuvre à développer et améliorer son offre de services. Cela passe nécessairement par le renforcement de l’attractivité des métiers, une politique ambitieuse de formation garantissant un niveau de qualification adéquat, un volume de diplômés suffisant et un bon encadrement du personnel.

Il demande : 
 La création d’emplois de qualité dans les politiques fonctionnelles. 
 Une formation initiale et continue en phase avec les réalités de terrain. 
 Un module de sensibilisation au secteur dans chaque cursus de l’enseignement secondaire et supérieur. 
 Un meilleur accompagnement et financement pour les stages et la formation en alternance. 
 L’élargissement des réductions groupes-cibles travailleurs âgés au secteur à profit social.

Stimuler l’entrepreneuriat social et l’innovation

Le secteur est force de propositions innovantes dans la recherche de solutions nouvelles aux besoins et problématiques sociétales. Il demande un environnement propice pour reconnaître et stimuler l’esprit d’entreprendre, l’innovation et la recherche dans le secteur. Pour cela, il plaide pour l’élargissement du périmètre des mesures liées à l’expansion économiques des entreprises au secteur à profit social. Autre revendication : proposer des outils incitatifs comme de la sensibilisation, de la formation, de l’accompagnement et du financement.

Construire un cadre stable pour le secteur

Le secteur a besoin d’une stabilité législative et administrative qui lui permette de développer ses actions de manière plus efficace à moyen et long termes et de se consacrer à ses missions sociales. Il demande : 
 Un cadre juridique et fiscal clair et lisible qui garantisse la finalité sociale du secteur. 
 Des agréments à durée indéterminée en justifiant toute exception à cette règle. 
 L’application des principes de confiance et « Only Once » dans les processus administratifs.

Favoriser l’utilisation rationnelle de l’énergie

Les entreprises à profit social sont des lieux de travail mais aussi des lieux de vie qui accueillent et accompagnent de multiples bénéficiaires. Cette réalité accentue les questions énergétiques et de confort des infrastructures. Le secteur demande de développer des mécanismes de financement et des initiatives permettant d’investir dans la rénovation, la performance énergétique, la mise aux normes et l’adaptation de leurs infrastructures.

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