Adaptation des métiers du travail social à la prévention des risques naturels et aux conséquences du changement climatique.

Porteur du projet

Institut Corse de formation et recherche en travail social (FR)

Partenaires

  • ITG Conseil (FR)
  • ENAIP ENTE ACLI ISTRUZIONEPROFESSIONA LE FRIULI  VENEZIA
    GIULA TRIESTE (IT)
  • ACFI-FIAS (BE)
  • IASIS (GR)
  • Mesogeiako Kentro Perivallontos (GR)

Durée du projet

Septembre 2019 – Août 2021

Description du projet

« Les populations qui sont marginalisées sur le plan social, économique, culturel, politique, institutionnel ou autres sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques ainsi qu’à certaines stratégies d’adaptation et d’atténuation. » (GIEC – groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

A ce constat, qui concerne tant les pays les moins développés que les populations en situation sociale fragile dans les pays développés, s’ajoute un second constat : les objectifs très ambitieux de l’Union européenne en matière de réduction des Gaz à Effets de Serre nécessitent la mobilisation active de toutes les parties prenantes, à commencer par l’ensemble des
habitants.

Or, il est clair que les populations les plus fragiles socialement, sont aussi pour des raisons diverses (pauvreté, niveau d’éducation, facteur linguistique) celles qui se sentent le moins investies dans des actions de participation citoyenne, en particulier dans le domaine du développement durable.

Le terme de travailleur social englobe l’ensemble des professionnels diplômés qui apportent des réponses aux gens en difficultés d’ordre économique ou sociale. Il concerne donc les assistants de service social, les éducateurs spécialisés, en passant par les animateurs, les conseillers en
éducation sociale et familiale, les travailleurs familiaux, etc.

De par leur profession et la proximité avec les publics les plus vulnérables, les travailleurs sociaux jouent un rôle essentiel pour traiter les enjeux du changement climatique à la fois en amont, pour anticiper et prévenir les conséquences des changements climatiques auxquelles les populations les
plus fragiles sont exposées et en aval des crises, notamment des catastrophes naturelles induites par les changements climatiques, avec un accompagnement des personnes et des collectifs dans le cadre d’une gestion post-évènement individuelle et collective.

En outre, au-delà de leur position de victimes principales des conséquences des changements climatiques, en particulier les catastrophes naturelles, les populations vulnérables sont également bien souvent amenées à s’adapter aux situations par des moyens et formes d’organisation collective ad hoc (par exemple : organiser des espaces verts collectifs pour développer des ilots de fraicheur, créer des AMAP pour favoriser la consommation durable, favoriser le co-voiturage, favoriser la sensibilisation des enfants face aux risques naturels). Dans ce cadre, le rôle du travailleur social devient celui d’un animateur-coordinateur, capable d’identifier les initiatives locales innovantes, d’impulser des projets, d’accompagner les acteurs de l’innovation, de porter leur voix et plus largement de permettre aux bonnes pratiques d’être diffusées.

Pour ce faire, il est important que les travailleurs sociaux connaissent et s’intègrent dans les partenariats actifs entre opérateurs territoriaux face aux changements climatiques (prévention des risques, habitat et consommations durables, sensibilisation, etc.), ce qui n’est pas le cas encore aujourd’hui faute de connaissance du secteur. A fortiori, au-delà de quelques initiatives locales, ils ne sont que très peu impliqués dans le cadre d’actions liées au changement climatique.

Social&Nature entend aborder cette problématique en créant un consortium transnational dont l’objectif est de construire ensemble un cadre européen de formation des formateurs en travail social qui permette de renforcer les compétences des travailleurs sociaux pour répondre à la problématique des risques naturels et des conséquence du changement climatique et le proposer aux centres de formations et aux institutions en charge des politiques sociales.

Pour répondre en toute cohérence à des défis qui dépassent les cadres nationaux, la dimension transnationale est nécessaire. En outre, la diversité et la complémentarité des savoir-faire des acteurs, des situations et expériences locales permettra d’enrichir le référentiel des solutions et
approches disponibles.

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