Image Image Image Image Image
Scroll En Haut

En Haut

Belgique

Rémunération, congé, chômage: le mode d’emploi du non-gréviste

On 24, Nov 2014 | In Belgique, Emploi, Revue de presse |

24 novembre 2014

Le Soir

Grève oblige, mieux vaut, au préalable, s’organiser et prendre toutes les mesures nécessaires pour arriver dans les temps.

Nombre de travailleurs non grévistes risquent, ce lundi, d’éprouver les pires difficultés pour se rendre sur leur lieu de travail. Mieux vaut, au préalable, s’organiser et prendre toutes les mesures nécessaires pour arriver dans les temps.

Rappelons que l’agenda de ces grèves tournantes est public depuis plusieurs semaines. S’il s’était agi d’une grève sauvage des transports en commun, par exemple, le travailleur qui ne pourrait pas rallier son lieu de travail ou y accéderait en retard pourrait en principe prétendre à la rémunération de sa journée. Ce ne sera pas le cas ce lundi, dans le cadre d’une grève prévue de longue date. En voici les grands principes.

Rémunération. Si, à cause d’un piquet de grève ou du blocage des routes, le travailleur peut démontrer qu’il lui a été impossible d’atteindre son lieu de travail, il peut prétendre au paiement de sa rémunération. La législation vaut de la même manière en cas de retard. Si l’absence ou le retard s’explique par une cause survenue sur le chemin du travail et indépendamment de la volonté du travailleur, le salaire est dû.

Congé. Le travailleur qui choisit de rester chez lui parce qu’il est dans l’impossibilité de rejoindre son entreprise, faute de transports en commun par exemple, doit se mettre en congé. Il ne peut en tout cas prétendre à la moindre rémunération de la part de son employeur.

Chômage temporaire. L’employeur n’est pas contraint de rémunérer le travailleur qui serait dans l’incapacité de poursuivre ou d’entamer le travail à cause d’une grève déclenchée dans son entreprise. Le travailleur non gréviste pourra toutefois prétendre à une allocation de chômage temporaire, si le comité de gestion de l’ONEm accorde son feu vert.

Maladie. Le travailleur non-gréviste en incapacité de travail, après le déclenchement d’une grève, a droit au salaire garanti si le travail est possible au sein de son entreprise. En revanche, si des piquets de grève empêchaient le travailleur d’y accéder, il devra s’adresser à sa mutuelle.

Intérimaire. Le contrat du travailleur intérimaire est suspendu en cas de grève pour cause de force majeure. Cette interdiction faite aux entreprises de travail intérimaire vaut aussi en cas de grève d’une partie du personnel de l’entreprise elle-même.

<br /><br /><br />
Photonews<br /><br /><br />