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Belgique

Manifestation étudiante: «Des mesures inégalitaires»

On 18, Nov 2014 | In Belgique, Formation, Revue de presse |

Le Soir

Cécile Papp
Mis en ligne

Rassemblements, actions symboliques ou cortèges, partout en Belgique, les étudiants se mobilisent ce lundi. Entretien avec Corine Martin, présidente de la FEF.

Tant les étudiants francophones que néerlandophones sortent de leurs campus pour revendiquer un enseignement accessible à tous, s’opposer à la hausse du coût des études et à la sélection académique.

Pourquoi la FEF est-elle dans la rue ?

«  Nous sommes venus manifester notre inquiétude et notre ferme opposition à toute hausse du coût des études et à la sélection académique. Aujourd’hui, le coût des études varie entre 7000-12000 euro par an, minerval, logement, nourriture, syllabus compris.  C’est déjà une somme importante, d’où notre inquiétude si le minerval venait a augmenté. »

Pourquoi augmenterait-il ?

«  Jusqu’à présent le prix du minerval était gelé grâce au décret Wendy. Mais celui-ci arrive à échéance et nous souhaitons donc un engagement très clair du ministre Marcourt pour qu’il prolonge ce gel.  »

«  Nous sommes également inquiets de la situation en Flandre où des coupes sont prévues ainsi qu’une hausse du minerval. Le projet annoncerait une hausse de 300 à 500 euros !  »

Vous vous opposez également aux examens d’entrée, pourquoi ?

«  La sélection académique concerne tous les tests qui déterminent si un étudiant au niveau ou non d’entamer les études de son choix, nous y sommes fortement opposés. Il faut se placer dans le contexte général de la Belgique, les niveaux en secondaire varient énormément en fonction des écoles, comme le dénonce d’ailleurs l’OCDE dans son classement des égalités d’enseignement secondaire. Mettre en place un test avant inscription pour évaluer des connaissances qui doivent de toute façon être revues en bac 1 est juste inégalitaire. De plus, ces tests nient toutes une série d’autres paramètres tels que la motivation. En médecine il y a déjà un test d’entrée, mais il n’est pas contraignant, c’est-à-dire que même si l’étudiant échoue il peut continuer ses études, mais nous sommes également contre ce type de test, car ils sont extrêmement démotivants. En effet, aucune piste n’est proposée à l’étudiant qui échoue pour lui permettre de combler ses lacunes.  »