Image Image Image Image Image
Scroll En Haut

En Haut

Bruxelles

14

Fév
2014

In Bruxelles

Laurette Onkelinx : «Voici nos cinq volontés pour l’emploi à Bruxelles»

On 14, Fév 2014 | In Bruxelles |

Mercredi, pour nous présenter le programme électoral du PS à Bruxelles: Charles Picqué, Laurette Onkelinx et Rudi Vervoort. «Nous, on joue collectif!»

Priorité entre toutes : l’emploi. C’est le corps central du programme du PS à Bruxelles en vue des élections du 25 mai. Avec Rudi Vervoort et Charles Picqué à ses côtés, Laurette Onkelinx nous en a livré l’essentiel…

L’emploi est votre « top priorité »… Concrètement ?

Cinq points. Le premier : à la tribune du Premier mai, j’avais appelé à mettre en œuvre la « garantie emploi jeunes ». Nous voulons que tout soit en place pour 2015. La Région bruxelloise sera la première à traduire ce concept qui nous vient des pays scandinaves. De quoi s’agit-il ? Sur les 12.000 jeunes qui sortent chaque année de l’école, 6.000 trouveront un emploi tout seuls, 6.000 n’en trouveront pas… Pour eux, la garantie emploi-jeunes prévoit : 3.000 formations, 2.000 stages, 1.000 emplois. Coût sur une législature : 100 millions d’euros, l’Union européenne prenant en charge les 2/3 pour les deux premières années. Je précise : les jeunes sortis de l’école doivent trouver une formation, un stage, ou un emploi dans les quatre mois. C’est quelque chose de très fort et très immédiat.

Deux ?

Le « contrat d’insertion », médiatisé par Paul Magnette. Après 18 mois, un jeune se voit offrir un contrat de travail à part entière, d’un an, dans le privé ou le public : là, à Bruxelles, je pense aux grands employeurs comme la Stib, Bruxelles Propreté, le Port de Bruxelles, etc. Ce sera la responsabilité des pouvoirs publics d’offrir un contrat de travail. Même : l’obligation. Troisième initiative : la création d’écoles de métiers… Avec la Région et les entreprises, nous avons lancé déjà la première école de compétences dans les métiers industriels, qui s’inspire de Technifutur à Liège. C’est une très belle formule. En 2016, vous trouverez à Anderlecht une école de formation aux métiers industriels. Fruit d’une coopération entre Beliris, la Région et les partenaires sociaux. Ce que nous voulons, c’est multiplier ces écoles de métiers, autour de six ou sept thèmes.

Quels thèmes ?

Nous projetons une autre école de ce type dans le domaine de l’Horeca et du Tourisme – n’oubliez pas que le tourisme est régionalisé, c’est une mine pour Bruxelles !, les socialistes se sont battus comme des malades pour y arriver. Une autre encore dans les technologies du web. Ces trois-là seraient opérationnelles dans la prochaine législature. Des centaines de demandeurs d’emploi seront de cette façon « réorientés », avec diplôme et validation des compétences.

Quatre ?

Créer treize pôles de développement économique à Bruxelles. Basés sur une activité principale, et intégrés, avec écoles, crèches, etc.

Des chantiers immenses ! Réaliste tout ça ?

Oui. J’ai lancé l’idée il y a quelques mois. On a bien avancé. Il faut y aller fort maintenant. Le pôle médias à Reyers, le pôle logistique à Schaerbeek Formation, le pôle touristique à Neo… Treize au total, dans notre programme. Pour 800 millions d’euros. Prenez Reyers : télévisions, entreprises de production audiovisuelle, sous-traitants, spécialistes de l’image, école… Le projet figurait déjà dans le programme de gouvernement de Charles. Rudi a prolongé. On a décidé des emplacements. Nous voulons amplifier tout cela. Exemple : Reyers sera prêt en 2018-2019.

Enfin, vous voulez conditionner le soutien aux entreprises…

Avec 10.000 créations d’entreprises par an à Bruxelles, on n’a pas tant besoin de soutenir la création d’entreprises et d’emplois, mais de faire en sorte que nos hommes et femmes, jeunes ou moins jeunes, qui cherchent du boulot en trouvent… Or, le SPF Emploi vient de réaliser une étude statistique identifiant les taux d’emploi par catégories : entre la femme d’origine étrangère et l’homme belge, je ne vous dis pas la différence… Les discriminations à l’embauche, c’est inouï. Un mal pour tous. Nous proposons d’imposer un « plan de diversité ». Une entreprise n’est pas l’autre évidemment : entre la petite PME et l’entreprise occupant des centaines de travailleurs, ce n’est pas la même chose. Mais l’idée, c’est que pour être soutenues par les pouvoirs publics, les entreprises doivent aider les pouvoirs publics à régler le problème de l’embauche. Notamment celui lié aux discriminations. Elles se fixeront elles-mêmes des objectifs dans ces « plans de diversité », en fonction de leurs spécificités, sachant qu’une partie des aides de la Région en dépendra.

Vous voyez, on a un programme sérieux, concret, chiffré. On ne cherche pas à faire une campagne bas de gamme. Les cinq mesures en faveur de l’emploi le prouvent, franchement.

© Sylvain Piraux. http://www.lesoir.be/426665/article/actualite/belgique/politiclub/2014-02-12/laurette-onkelinx-voici-nos-cinq-volontes-pour-l-emploi-bruxelles